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Intervention de S. E. Monsieur Hubert de
LA FORTELLE, Ambassadeur, Représentant Permanent de la France
auprès de la Conférence du Désarmement, lors
de la deuxième séance plénière de la
Conférence du Désarmement sous Présidence française
(Genève, le 6 juin 2002)
Monsieur le Secrétaire Général, mes chers
collègues,
Parvenu pratiquement au terme de la deuxième semaine de
notre Présidence mensuelle de la Conférence, je tenais
à faire aujourd'hui avec vous le point de la situation, comme
je m'y étais engagé dans mon exposé introductif
lors de la plénière du 30 mai 2002.
J'ai poursuivi mon programme de consultations bilatérales
avec les délégations. A ce jour, j'ai pu en rencontrer
une trentaine qui m'ont fait part de leurs préoccupations,
de leurs réflexions et de leurs appréciations de la
situation dans laquelle nous nous trouvons. Ces entretiens ont été
très riches et très utiles. J'y ai beaucoup appris.
Si toutes les délégations se retrouvent pour regretter
le blocage quasi-structurel de la Conférence, je n'ai pas
encore décelé l'existence d'un socle commun suffisamment
large qui nous permettrait de parvenir à un consensus sur
la meilleure manière de relancer les activités de
la Conférence du Désarmement. Je note une différence
de sensibilité entre:
- ceux pour qui notre Conférence doit rester fidèle
à sa vocation d'enceinte de négociation et ne pas
s'en écarter au risque de se transformer petit à petit
en une structure de délibération.
- et ceux pour qui la priorité est de remettre la Conférence
au travail le plus rapidement possible en faisant preuve de pragmatisme
et de créativité et en imaginant des formules plus
ou moins souples de dialogue. Dans cet esprit, je continue d'explorer
toutes les voies possibles pour l'établissement éventuel
d'un tel dialogue.
J'ai pris note avec intérêt de la proposition faite
par la délégation de l'Inde lors des consultations
officieuses conduites la semaine dernière par l'Ambassadeur
du Sri Lanka.
Afin d'éviter tout hiatus entre la Présidence française
et la Présidence allemande qui lui succédera pour
la dernière semaine de la deuxième partie de la session
2002, j'ai décidé de tenir l'Ambassadeur Heinsberg
très étroitement informé de l'état de
mes consultations.
Cette initiative - modeste au demeurant, je le reconnais - permettra
de ne pas interrompre le travail de notre Présidence, et
à la future Présidence allemande de ne pas repartir
de zéro.
Voici la situation telle qu'elle se présente en ce 6 juin
2002.
En ces moments difficiles, travaillons, comme nous y incite Antonio
Gramsci, à concilier le pessimisme de l'intelligence avec
l'optimisme de la volonté.
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